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Derniers préparatifs avant le grand départ en voilier

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Dunkerque

Derniers préparatifs avant le grand départ en voilier

Quand nous sommes devenus propriétaires de Kerguelen, nous nous disions qu’on avait largement le temps de peaufiner notre projet de tour du monde en voilier, de nous préparer et de préparer notre voilier. Finalement, le temps a filé à la vitesse de la lumière. Dans à peine plus d’un mois, nous serons à temps plein à bord, et il nous reste une fameuse liste de choses à faire avant ça… Plutôt que de nous laisser envahir par le stress, on partage avec vous notre to-do list dans cet article un peu particulier.

Notre voilier est en très bon état, et l’équipement à bord suffirait si nous prévoyions de ne faire que de la navigation côtière ou durant quelques jours. Vu notre programme de voyage au long cours, nous avons identifié un certain nombre de changements à apporter à l’équipement à bord, ainsi que certaines formations qui pourraient s’avérer utiles au cours du voyage. Les prochains mois s’annoncent chargés en préparatifs, travaux, et apprentissages en tout genre.

Mars 2019 - Préparatifs pendant l'hivernage

Si vous nous suivez sur les réseaux sociaux, alors vous savez que Kerguelen est actuellement en hivernage. Concrètement, même si nous ne l’avons pas sorti de l’eau pour l’hiver, nous avons retiré les voiles et les tauds, et nous avons hiverné le moteur.  Cela veut dire que nous ne pouvons pas naviguer pour le moment. Le mois de mars a donc surtout servi aux préparatifs, prises de contact avec des fabricants et revendeurs, recherche d’informations et comparatif d’équipements, matériels et outils qui s’avèreront indispensables aux prochaines étapes du projet.

Améliorer notre jeu de voiles

Notre priorité première, c’est de changer notre grand-voile et d’ajouter une voile de gros temps à notre jeu de voiles d’avant. Pourquoi? La grand-voile présente sur notre voilier est dans un état assez moyen. Lors d’une navigation, nous avons d’ailleurs repéré plusieurs endroits où elle commence à se déchirer. En la pliant pour la stocker durant l’hiver, ça n’a fait que confirmer notre constat : il est indispensable qu’on la change avant le grand départ.

Notre jeu de voiles d’avant est composé aujourd’hui d’un spinnaker asymétrique en excellent état, d’un solent en très bon état, et d’un génois dont la bordure et la chute sont abîmées. Pour ce dernier, on hésite entre le faire retailler ou le garder en l’état en voile de secours du solent. Si vous avez des conseils à ce sujet, n’hésitez pas à nous laisser un commentaire d’ailleurs. Par contre, il nous manque une voile de gros temps : une trinquette ou un tourmentin. Même si nous avons déjà reçu quelques devis de grand-voile, nous n’en avons pas encore demandé pour une voile d’avant. Il faut donc qu’on recontacte les voileries avec lesquelles nous avons déjà échangé ainsi que d’autres voileries que nous n’avons pas encore approchées.

Être autonome dans la production d'énergie à bord

Le point qui nous paraît être la seconde priorité, c’est de rendre Kerguelen autonome en terme de production d’énergie. Lorsqu’on a un voilier, il n’y a rien de plus embêtant que de devoir faire tourner le moteur, que ce soit pour avancer ou recharger les batteries à bord. Nous allons effectuer un bilan énergétique afin d’analyser notre consommation d’énergie quotidienne et de déterminer les meilleurs moyens pour y répondre. Une fois fait, nous contacterons différents fabricants de panneaux solaires afin de sélectionner la configuration qui nous semble être la plus appropriée pour notre voilier. Cependant, les panneaux solaires à eux seuls peuvent ne pas suffire. Nous déterminerons alors s’il est pertinent de contacter des fabricants d’hydrogénérateurs ou d’éoliennes.

Optimiser la consommation d'eau à bord

Quand on parle de rendre notre voilier autonome, on pense aussi forcément à notre consommation d’eau à bord. Aujourd’hui, nous avons deux cuves d’eau potable à bord représentant 320 litres au total. Même si nous n’avons qu’une estimation très approximative de notre consommation journalière pour le moment, nous ne prévoyons pas d’agrandir ces cuves. Par contre, nous prévoyons d’installer une pompe à eau de mer afin d’utiliser de l’eau salée plutôt que de l’eau potable pour des choses telles faire la vaisselle avant rinçage à l’eau claire ou faire cuire des pâtes, du riz, ou d’autres aliments nécessitant de l’eau. Les derniers jours de mars nous permettront donc de prendre nos renseignements sur le matériel et les étapes nécessaires à cette installation, et de contacter les fabricants de pompes afin de sélectionner celle dont on équipera Kerguelen.

Sachant que l’espace à bord d’un voilier est limité, nous sommes continuellement à la recherche de solutions nous permettant d’optimiser les choses. Et l’eau est un sujet fondamental. Nous nous pencherons également sur la question du dessalinisateur. Est-ce qu’il serait pertinent qu’on en installe un ? Est-ce qu’il s’agit d’une priorité aujourd’hui ou est-ce qu’il vaut mieux en prévoir l’installation au cours de notre voyage ? Qu’en est-il du budget ? Tout un sujet…

Rechercher des solutions antifouling écologiques

La coque des bateaux est généralement recouverte d’un antifouling, une peinture contenant des biocides et permettant de limiter voire même d’empêcher les organismes aquatiques de se fixer sur la coque. Concrètement, cela permet à un bateau de ne pas transporter tout un écosystème (comprendre coquillages et algues en tout genre) à chaque déplacement et donc de conserver une vitesse optimale. Pour que cet antifouling reste efficace, il est recommandé de le renouveler chaque année. Le nôtre a été fait en juin 2018 pour la dernière fois, et ça tombe bien car nous prévoyons de sortir notre voilier de l’eau en juin pour divers travaux. Timing parfait ! En prévision de ces travaux, nous prendrons contact avec des fabricants et revendeurs d’antifouling dès fin mars. Outre la question récurrente de l’antifouling à matrice dure ou érodable, nous sommes un peu partagés quant à la forte concentration d’éléments chimiques néfastes à la vie marine dans les antifoulings les plus répandus. Il existe cependant aujourd’hui des solutions d’antifouling innovantes, qui permettraient d’avoir une approche en ligne avec notre démarche éco-responsable et respectueuse de l’environnement. Nous souhaitons donc prendre le temps de discuter avec ces fabricants et d’évaluer les options à notre disposition.

Déshiverner le voilier

Comme mentionné en début d’article, Kerguelen est actuellement en hivernage. Nous avions retiré la grand-voile, la voile d’avant, le taud de descente et le lazy bag, vidé les cuves d’eau, ainsi que hiverné le moteur et les batteries.

Cela fait maintenant plusieurs mois que nous n’avons pas navigué et nous n’attendons qu’une chose : retourner sur l’eau et retrouver ce sentiment de plénitude. Pour ce faire, il faut que nous fassions précisément l’inverse de ce que nous avons fait en décembre. Puisque nous n’avons pas encore commandé notre nouvelle grand-voile et la voile d’avant, nous regréerons celles que nous avons en stock, et nous referons la procédure inverse à la réception de nos nouvelles voiles. A priori, c’est dans nos cordes. A voir dans la pratique… Est-ce qu’on sera suffisamment peu doué pour se retrouver dans une situation équivalente à celle de la vis qui ne va nulle part quand on monte un meuble Ikea ?

Faire la maintenance annuelle du moteur

Kerguelen voilier moteur

Et puisque nous essayons d’être un tout petit peu logique, nous profiterons de déshiverner le moteur pour en faire l’entretien annuel (et pas que). En quoi ça consiste ? Remplacer l’huile et le liquide de refroidissement, purger l’eau et les sédiments du séparateur d’eau et du réservoir à carburant, contrôler et potentiellement remplacer l’impulseur de la pompe à eau de mer, remplacer le filtre à huile, nettoyer et potentiellement remplacer le filtre à air et le coude de mélange du gaz d’échappement et de l’eau de mer, vérifier la courroie, …

A la lecture, j’ai certainement l’air assurée et sûre de ce qu’on fait. Pas du tout. On va mettre les mains dans un moteur pour la première fois ou presque (faire les niveaux de sa voiture, ça compte ?), et il vaudrait mieux que l’on n’endommage rien. Heureusement, nous avons dans notre entourage professionnel et privé des gens qui aiment les moteurs, la mécanique, et jouer à MacGyver. Donc on ne se gêne pas pour leur demander conseil, passer en revue les étapes de chaque manipulation et prendre note des outils dont on aura besoin. Ca ne veut pas dire qu’on y arrivera superbement bien du premier coup, mais au moins, on apprend !

A faire

  • Contacter des voileries
  • Bilan énergétique à bord
  • Contacter des fabricants de panneaux solaires
  • ... et potentiellement d'hydrogénérateurs ou d'éoliennes
  • Analyser la question du dessalinisateur
  • Contacter des fabricants de solutions antifouling éco-responsables
  • Déshiverner le voilier
  • Faire la maintenance annuelle du moteur

Avril 2019 - Achats importants et navigation

Avril est le dernier mois durant lequel nous aurons une vie plus ou moins normale : métro, boulot, dodo… et bateau.

Reprendre la navigation

Impossible pour nous de rester plus longtemps sans être en mer. Alors même si les températures restent généralement fraîches, nous naviguerons en avril. Nous ne serons disponibles que les week-ends, mais ça nous donnera l’opportunité de reprendre nos marques à bord, et pourquoi pas de traverser la Manche ou de longer la côte belge selon les conditions météo. Un début en douceur, avant de passer aux choses sérieuses.

Kerguelen sur l'océan

Préparer Kerguelen pour un tour du monde en voilier

En avril, nous devrions avoir une vue plus claire sur les équipements, le matériel et les outils nécessaires à notre projet. On aura en effet été en contact avec différents fabricants et revendeurs au cours des semaines précédentes, et nous serons en mesure de faire des choix. Car oui, avril est le mois où nous verrons une partie de nos économies partir dans de nouvelles voiles, des panneaux solaires, une solution antifouling, divers outils, et puis potentiellement un dessalinisateur, un hydrogénérateur ou une éolienne, … Et ça n’est pas tout !

Habiller le capitaine, l'équipière, et le chat à bord

Un point dont on n’a pas encore parlé dans nos articles, c’est l’équipement individuel nécessaire pour des navigations confortables de jour comme de nuit. Les principes clé sur base desquels nous sélectionnerons nos vêtements de navigation sont les suivants : être à l’aise dedans, avoir chaud, être au sec, et qu’ils soient résistants. Aujourd’hui, voilà de quelle manière nous sommes équipés et leur efficacité selon les critères clé :

Légende


Confort


Chaleur


Imperméabilité


Résistance

Veste et pantalon de quart

       

C’est certainement le point qui pèche le plus parmi tous les points évoqués ici. Nos vestes sont très fines, nos pantalons sont de simples bas de pantalons imperméables. Dès qu’il pleut ou qu’il fait froid, on ne fait pas les fiers!

Polaires et sous-couches

       

Niveau polaires et sous-couches, nous nous étions équipés il y a plusieurs années lorsque nous avons passé un nouvel an à Riga, en Lettonie. Il faut dire que la température y descendait à -10°c ou -20°C. On débutera avec ce qu’on a et on verra s’il est nécessaire d’investir dans d’autres choses ou pas.

Chaussettes

       

Ah, les chaussettes pilou pilou, c’est qu’elles sont confortables et chaudes ! Par contre, elles ne sont absolument pas prévues pour un environnement marin. Autant dire que quelques heures suffisent pour qu’elles soient trempées ! Mais pas d’inquiétude, il existe des chaussettes imperméables qui nous font de l’oeil…

Gants

       

Nous avons aujourd’hui des gants que nous avons acheté au tout début de nos cours de voile. Parfaits pour protéger nos mains des bouts, mais pas super étanches ni super chauds. A voir si nous décidons de nous équiper différemment après quelques navigations de plusieurs jours.

Bottes de quart

       

Nous avons de simples bottes Décathlon, et pour être honnête, elles nous conviennent parfaitement pour le moment. Il faut dire qu’on ne fait pas le Vendée Globe non plus !

Bonnet

       

Niveau bonnet, nous n’avons pas d’équipement particulier. Nos bonnets de la vie de tous les jours nous conviennent pour le moment.

Cela nous a suffi jusqu’à présent, de notre apprentissage de la voile jusqu’à la remontée de Brest à Dunkerque que nous avons faite à bord de Kerguelen. Mais ça n’est définitivement pas adapté au programme que nous avons en tête où nous naviguerons régulièrement de nuit, possiblement sous la pluie, et où nous envisageons de traverser l’Atlantique au moins. Il paraît donc indispensable de nous équiper rapidement.

Nous ne parlons pas de l’équipement individuel de sécurité ici (gilets de sauvetage, longes, …), car l’équipement que nous avons acheté avant de ramener Kerguelen à Dunkerque nous paraît suffisant pour un début en toute sécurité. Ca n’est pas vrai pour Monsieur Chat par contre, que nous devrons équiper d’un gilet de sauvetage et d’un harnais plus rassurant que la fine cordelette qu’il a pour le moment.

Jeremy sur Kerguelen Brest Dunkerque

Rester joignable

Fin avril, nous arrêtons officiellement de travailler. Sans parler du changement drastique de rythme de vie et d’état d’esprit que cela va très certainement générer, cela signifie également que nous rendrons le matériel informatique mis à disposition par nos entreprises respectives. En ce qui me concerne, ça veut dire que je me retrouverai sans téléphone portable si je n’anticipe pas un tout petit peu. Il faut dire que je n’ai pas payé un téléphone ni un abonnement téléphonique depuis que je travaille… Avril s’annonce donc sous le signe d’un retour à la réalité dans le monde de la téléphonie mobile.

Outre les téléphones portables classiques, nous avons à bord de Kerguelen un Inmarsat que le cousin de Jérémy nous a gentiment prêté. Nous ne l’avons pas encore testé car il faut acheter des « unités de temps d’utilisation » (dont nous n’avons pas besoin pour notre programme de navigation à très court terme), mais il nous permettra de rester joignable lorsque nous nous éloignerons plus des côtes et que nous traverserons l’Atlantique par exemple.

A faire

  • Reprendre la navigation
  • Concrétiser les achats préparant Kerguelen à notre programme
  • Contacter des fabricants d'équipements individuels​
  • Trouver un gilet de sauvetage pour Monsieur Chat
  • Acheter un téléphone portable et souscrire à un abonnement téléphonique

Mai 2019 - On emménage et on est officiellement sans emploi

Dans à peine plus d’un mois maintenant, nous quitterons nos apparts pour emménager à bord de Kerguelen et nous arrêterons de travailler. Le premier jour du reste de notre vie. Un jalon important dans le projet sur lequel nous bossons depuis près de deux ans maintenant. Un moment excitant et effrayant à la fois. Mais aussi le moment à partir duquel nous serons -enfin- en mesure de consacrer l’intégralité de notre temps et de notre énergie à la préparation de notre départ. On aura peut-être pris un peu de retard dans les actions planifiées au cours des mois précédents, donc mai nous permettra de reprendre les choses en main… En plus de nous attaquer à de nouvelles étapes importantes.

Créer de la redondance pour nos instruments de navigation à bord

A bord d’un voilier, il est essentiel d’avoir les choses importantes en double voire en triple au minimum. Et je pense qu’on sera tous d’accord pour dire que les instruments de navigation font partie des éléments essentiels à bord. Pour l’instant, Kerguelen est équipé d’un traceur Raymarine C80 dans le cockpit. Cependant, nous n’avons aucun retour écran à l’intérieur et, hormis les cartes papier, nous n’avons pour le moment aucune redondance nous permettant de nous positionner et de planifier notre route.

Traceur Raymarine C80

Nous prévoyons d’ajouter deux éléments supplémentaires avant le grand départ : une tablette Android sur laquelle nous installerons OpenCPN et un traceur artisanal créé à partir d’un écran, d’un Raspberry Pi, d’un clavier et d’une souris que nous installerons à l’intérieur au niveau de la table à carte. Jérémy vous concoctera d’ailleurs un article dédié à cette upgrade.

Nous équiper pour travailler sur les photos et vidéos

Partager nos aventures sur le blog, les réseaux sociaux et via des vidéos fait partie intégrante de notre projet de tour du monde en voilier. Aujourd’hui, nous éditons le blog et les photos sur un pc fixe mais cela ne sera bientôt plus possible. Et même si la rédaction d’articles peut se faire sur à peu près n’importe quel matériel, il n’en va pas de même pour la retouche photo et vidéo. Il nous faut donc investir dans du matériel informatique rapidement. Nous prévoyons d’acheter un ordinateur portable dont la configuration nous permet de faire de la retouche photo et vidéo sans que le système ne surchauffe bien sûr, mais aussi dont l’encombrement est limité et la consommation d’énergie est minimale. Car après tout, nous serons sur un bateau, et tout compte. Si vous avez des modèles répondant à ces critères à nous recommander, on est carrément preneur !

Obtenir le Certificat Restreint de Radiotéléphonie (CRR)

A bord de Kerguelen, nous avons un équipement radio de type VHF, et son utilisations nécessite qu’on possède au minimum le CRR ou le permis bateau (dont le CRR fait partie). Puisque nous avons déjà passé un certain nombre de cours pouvant s’apparenter à la formation du permis bateau, nous ne comptons pas le passer officiellement, économisant ainsi plusieurs centaines d’euros. Par contre, même si nous avons commencé l’étude du CRR, il est maintenant important qu’on obtienne cet examen d’état afin que notre autorisation d’utiliser la radio VHF soit reconnue à l’étranger.

Naviguer sur de plus longues durées

Et quand on dit qu’on maîtrisera un peu plus notre planning, c’est parce qu’on centrera notre énergie et notre temps sur ce projet de tour du monde en voilier. Le planning qu’on s’imposera ne dépendra plus de nos boulots puisque nous serons officiellement sans emploi rémunéré, et nous articulerons notre temps autour du voilier. Cela signifie que nous aurons l’opportunité de naviguer sur des périodes plus longues que le temps d’un week-end. 

Nous former aux premiers soins et au secourisme

Vu le type de voyage dans lequel nous nous lançons et l’isolement que nous vivrons par moments, il nous paraît essentiel de maîtriser les gestes des premiers soins, de savoir quoi faire en cas de chute ou de plaie profonde en pleine mer, et de parvenir à dépasser le sentiment de panique qui pourrait nous gagner dans une situation d’urgence médicale. Il faut dire qu’on s’attend à ce que Jérémy et son 1m97 se prennent un jour la bôme dans la tête ! Prendre des cours fait donc partie des fondamentaux à apprendre avant le grand départ. Nous avons déjà identifié différentes formules, entre la France et la Belgique, et nous nous lancerons en mai, moment à partir duquel on maîtrisera un peu plus notre planning.

A faire

  • Emménager à bord de Kerguelen et y vivre à temps plein
  • Partir en navigation sur plusieurs jours consécutifs
  • Acheter une tablette Android pour la navigation
  • Créer et installer un système de navigation à partir d'un Rasberry Pi
  • Acheter un ordinateur portable pour la retouche photo et vidéo
  • Prendre des cours de premiers soins et de secourisme
  • Obtenir le CRR

Juin 2019 - Travaux et immobilisation du voilier

Un mois après notre emménagement à bord, nous nous attaquerons à une série de travaux importants. Nous comptons faire un maximum de choses nous-mêmes, et il sera essentiel de ne pas minimiser le temps que chaque opération nous prendra en tant que novices. Entre l’apprentissage, les tests infructueux, les tâtonnements, les choses à recommencer à zéro, les tutos à (re)visionner, les choses qu’on fera mal et qu’il faudra corriger voire même réparer… Juin promet d’être rempli d’apprentissages en tout genre.

Mettre le voilier au sec pendant 2 semaines

Le 5 juin, nous sortons notre voilier de l’eau pour le mettre au sec dans une zone technique et, pendant environ deux semaines, y effectuer une partie des travaux détaillés précédemment.

A la sortie de l’eau, on effectuera le carénage (= le nettoyage) de la coque afin de poncer les différentes couches de solutions antifouling utilisées par le passé et appliquer celle sur laquelle nous aurons arrêté notre choix avant la remise à l’eau. On percera un trou dans la coque afin d’installer la pompe à eau de mer. On vérifiera l’état général des passe-coques posés sur les autres trous existants dans la coque ainsi que les clapets anti-retour et on les remplacera au besoin. Et puis, selon le résultat de nos recherches et analyses des mois précédents, on profitera d’avoir le voilier au sec pour potentiellement installer un hydrogénérateur et un dessalinisateur.

Remplacer le gréement dormant

Certains travaux ne nécessitent pas d’être au sec. La seconde partie de juin sera donc dédiée à ces opérations. Le plus gros chantier sera le remplacement du gréement dormant. Alors déjà, c’est quoi le gréement dormant ? Il s’agit de l’ensemble des éléments fixes qui permettent le déplacement et la manoeuvre d’un bateau par la force du vent. Concrètement, cela fait référence au mât, aux câbles permettant de maintenir le mât (étai, haubans, et pataras), et aux barres de flèche.

Il est généralement recommandé de changer son gréement dormant tous les dix ans selon le principe de précaution… mais également pour ne pas compromettre la couverture fournie par les assurances en cas de sinistre mettant en cause le gréement. Le nôtre semble en bon état suite à une inspection visuelle, mais il est cependant d’origine. Ce qui signifie qu’il a plus de 13 ans, et il nous paraît essentiel de le remplacer avant le grand départ. Nous n’effectuerons pas ces travaux nous-mêmes, nous en confierons la responsabilité à un expert.

Installer les panneaux solaires

Il s’agit d’une amélioration que nous attendons avec beaucoup d’impatience. Nous planifions de les installer nous-même, mais cette opération représente un vrai défi et elle fera l’objet d’un article dédié. Encore une fois, si vous avez des conseils de personnes avec lesquelles nous pourrions travailler à proximité de Dunkerque pour les panneaux solaires, nous sommes preneurs.

Continuer l'amélioration générale du voilier

Depuis l’acquisition de notre voilier, nous avons identifié un certain nombre de « petites choses » à réparer dans le cockpit. Prenons par exemple des petits éclats à réparer avec du gelcoat ou encore la jauge du niveau de carburant qui semble défectueuse. Il faudra également réimperméabiliser les différents tauds et raccommoder le lazy bag dans lequel la grand-voile est affalée afin de la protéger au mieux de l’humidité et du soleil.

Nous avons également plusieurs petites choses à faire dans l’espace intérieur. Par exemple, nous souhaitons installer une lumière rouge au niveau de la descente du cockpit vers l’intérieur. Cela facilitera la circulation de l’équipage lors des quarts de nuit, sans pour autant éblouir l’équipier debout et en alerte ou même empêcher l’autre de dormir. Nous allons également raccorder le système GPS à la VHF à bord. Aujourd’hui, même si les deux systèmes coexistent, ils ne se parlent pas. Ce qui signifie que notre position n’est pas transmise à la VHF de bord, et qu’elle ne sera dès lors pas transmise aux bateaux les plus proches en cas d’utilisation du bouton de détresse. Nous avons déjà testé et trouvé la solution pour parer à ce problème. Il nous reste maintenant à mettre tout ça en place.

Trouver réponse aux points qui nous posent question pour le moment

Il reste plusieurs choses sur lesquelles nous devons nous pencher et auxquelles nous n’avons aucune réponse pour le moment.

Un premier exemple est l’entretien et le nettoyage de notre auto-pilote. Il est assez oxydé, et nous ne savons pour le moment pas comment nous attaquer à ce problème ni même si cette oxydation peut avoir ou a déjà eu des effets négatifs sur l’efficacité de pilotage automatique.

Un autre exemple est l’installation d’un bout-dehors à l’avant du voilier pour y établir notre spinnaker. L’ancien propriétaire nous a expliqué comment il gréait cette voile, mais cela nous laisse perplexe et nous semble précaire avec un vent soufflant à plus de 5 noeuds. Nous cherchons donc un moyen fiable d’utiliser cette voile sans endommager d’autres éléments à bord.

Là encore, si vous avez des conseils ou recommendations, on est preneur !

A faire

  • Caréner, poncer et appliquer l'antifouling
  • Installer la pompe à eau de mer
  • Vérifier les passe-coques et les clapets anti-retour et les remplacer au besoin
  • Potentiellement installer un hydrogénérateur et un dessalinisateur
  • Remplacer le gréement dormant
  • Installer les panneaux solaires
  • Désoxyder l'auto-pilote
  • Réparer le pont avec du gelcoat
  • Raccommoder et réimperméabiliser les différents tauds
  • Réparer la jauge de carburant
  • Raccorder le GPS à la VHF
  • Installer une lampe rouge dans la descente
  • Installer un bout-dehors pour le spi

Juillet 2019 - Et si on naviguait ?

A l’écriture de cet article, on se rend d’autant plus compte que les mois à venir s’annoncent des plus chargés ! Et même si la préparation de Kerguelen ne sera probablement pas terminée et que des choses à améliorer ou installer s’ajouteront sur la liste au fur et à mesure qu’on s’appropriera l’espace et qu’on naviguera à son bord, nous comptons faire de plus longues navigations à partir de juillet. Car après tout, notre projet de tour du monde en voilier est (notamment) à propos de prendre le temps de prendre le temps, non ?

A la liste effrayante de choses reprise dans cet article s’ajoutent bien sûr les démarches notamment administratives et médicales qui s’imposent avant un voyage au long cours. Tout quitter sans date de retour implique également de vider son appart et vendre la majorité des choses qu’on possède. Le temps et l’énergie nécessaires pour ce faire n’est pas à négliger. On vous prépare un article sur ces points prochainement.

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4 réflexions au sujet de « Derniers préparatifs avant le grand départ en voilier »

  1. Bonjour , a aucun moment vous parlez de votre ancre . Si vous avez un choix a faire , prenez une Rocnas , suffisamment de chaine et verifier votre guideau . En ayant une depuis un an , je peux vous dire qu’on ne la changerait pas pour une autre . Elle est super accrochante dans les fonds , un peu moins bien dans les algues mais on essaye tjs de trouver du sable ou de la boue. Pour le desalinisateur , super pratique car on doit plus se coltiner la corvee eau et on en a a profusion : la marque Desalator . Ce sont les meilleurs . Comme application et qui est gratuite , vous avez Navily pour les mouillages et les ports. A bord nous n’avons plus de carte mais on ne s’elaigne jamais car nous sommes en Méditerranée depuis 4 ans (Grèce maintenant), on a des tablettes apple avec gps et cela fonctionne très bien . On fait toute nos navigations avec elles . Tres complet votre do to list . Belle préparation . Bonne change a vous .

    1. Salut! Effectivement, il faudrait qu’on jette un coup d’oeil à l’ancre, merci pour les conseils!Le désal, on hésite toujours, on ne sait pas ce qu’on fait 🙁 Pour la tablette on va en acheter une, tu as quel modèle ?

  2. Et au final dans la todo list j’ai pas vu « semaine avec les copains » !
    Bisous à tous les deux, aucun doute que tout se passera bien 🙂

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