Bilan 2020 – Retour sur les moments marquants de l’année

Bilan 2020 – Retour sur les moments marquants de l’année

Je pense que tout le monde sera d’accord pour dire que 2020 a été une année des plus particulières. Heureusement, elle ne s’est pas limitée à la crise sanitaire pour nous. Il s’agissait en effet de la première année dédiée à temps plein à notre projet de voyage en voilier. Pour la première fois, Il n’y avait plus de boulot ou d’appart qui nous prenait du temps et nous étions libres d’organiser notre quotidien comme nous le souhaitions. Enfin… C’était sans compter un certain virus qui a défrayé la chronique. Au final, l’année ne s’est pas du tout déroulée comme prévu. Cela vaut donc la peine de partager avec vous notre bilan de l’année 2020, une année dont on se souviendra longtemps.

L'année 2020, mois par mois

Janvier

Nous suivons une formation de premiers secours auprès de la Croix Rouge.

Nous testons différentes recettes de déodorants naturels et faits maison.

Nous passons un mois en Belgique chez ma sœur. On en profite pour passer du temps avec Monsieur Chat.

Je me lance dans différents projets couture afin d’éliminer une partie de nos déchets quotidiens à bord de Kerguelen alors que je n’ai jamais cousu auparavant.

Février

Mars

Nous sommes de retour en Ardèche chez les parents de Jérémy… Et le premier confinement de l’année est annoncé.

Nous lançons des tournois de belote afin d’occuper nos soirées.

Les beaux jours sont là et nous faisons du yoga deux fois par semaine dans le jardin.

Les journées couture s’enchaînent et de nouvelles idées émergent maintenant que j’ai dompté la machine.

Nous testons de nouvelles recettes simples, rapides et zéro déchet afin de nous régaler à bord de Kerguelen une fois qu’on y sera de retour.

Jérémy tente de ressusciter son tamagotchi vieux de plus de 20 ans… sans succès.

Avril

Mai

Le confinement touche à sa fin mais nos déplacements sont limités à un rayon de 100 km. Impossible donc de rejoindre Dunkerque.

Nous réparons nous-mêmes notre lazy bag afin d’en prolonger la durée de vie. Nous cousons aussi une toile anti-UV et un sac de rangement pour le cockpit.

Nous adoptons une trousse de toilette composée de produits naturels et presque 100% zéro déchet.

Nous mettons tout ce qu’on possède dans la voiture et nous retournons à bord de Kerguelen ! Notre maison flottante nous a manqué !

C’est parti pour quelques semaines rythmées par le nettoyage à bord, la maintenance générale des équipements, le gréement des voiles, le nettoyage de la coque après être restés au port près de 8 mois, … La vie sur un bateau quoi.

Juin

Juillet

Nous installons enfin le portique fait-maison que nous avions fabriqué avec l’aide d’un ami soudeur-voisin-de-ponton au début de l’hiver 2019.

Notre nouvelle Rocna 20 nous rejoint à bord !

Nous naviguons quelques journées avant d’accueillir de la famille à bord pour une semaine pour la première fois. Direction Boulogne-sur-Mer puis Ramsgate.

Nous quittons Dunkerque pour la saison de navigation. Au programme : découvrir la Normandie de port en port avec un arrêt à Dieppe, Fécamp, Le Havre, Deauville, Port-en-Bessin, et Saint-Vaast-la-Hougue.

Premiers accidents en mer. Une blessure sérieuse pour Jérémy qui a perdu un bout de doigt face aux coulisseaux de grand-voile. Et, beaucoup plus effrayant, un abordage par un chalutier…

Août

Septembre

Nous continuons notre découverte de la Normandie avec une escale à Cherbourg, Carteret, et Granville avant d’amorcer notre retour vers Dunkerque. Sur le retour, nous découvrons Dielette et Ouistreham.

Nous vivons une expérience unique grâce à une trentaine de dauphins qui a joué environ une heure autour de Kerguelen. Magique !

Nous accueillons Konbini à bord pour un reportage sur notre changement de vie.

Jérémy suit une formation de mécanique diesel et électricité marine.

Après plus de deux ans, nous remettons les pieds sur les J80 à bord desquels nous avons appris la voile. Le ressenti n’a rien à voir avec la navigation de croisière et autant dire qu’on s’est bien amusés !

Octobre

Novembre

Nous sommes confinés en Belgique. Nettoyer et plier des voiles dans un appart n’est pas une mince affaire, mais ça nous occupe.

Pour la première fois, nous participons au Vendée Globe sur Virtual Regatta.

Après plusieurs semaines de travail et de réflexion, nous lançons notre boutique en ligne et nous sommes très touchés par votre engouement.

Nous sortons Kerguelen de l’eau pour quelques mois et nous résilions notre place de port à Dunkerque. En croisant les doigts pour que les choses évoluent positivement au cours des prochains mois…

Décembre

Confinement et impact sur notre projet

Comme pour bon nombre de personnes, la pandémie mondiale a eu un impact sur notre quotidien mais plus encore sur notre projet de départ. Nous vous parlions de la nécessité de s’adapter en permanence lorsqu’on vit et voyage à bord d’un voilier et 2020 a définitivement mis cette capacité à rude épreuve. L’incertitude liée à la situation sanitaire globale, mais aussi les confinements, restrictions et règles en vigueur changeant régulièrement et différentes d’un pays à l’autre ont eu raison de notre projet de traverser l’Atlantique fin 2020.

Lorsque la France a annoncé le premier confinement mi-mars, nous étions en Ardèche chez les parents de Jérémy. Nous y sommes restés jusque début juin alors que nous avions initialement prévu de partir début avril. Une fois de retour à bord de Kerguelen, il a fallu décider du programme des six mois à venir. Où naviguer et pour combien de temps ? Quels investissements et aménagements faire à bord de Kerguelen ? Est-ce qu’on passe l’hiver 2020-2021 à Dunkerque ou ailleurs ? Et, à ces questions « classiques » lorsqu’on a un voilier, s’ajoutent des questions auxquelles nous n’avons aucun moyen de répondre avec certitude. Les frontières vont-elles restées ouvertes ? Les ports vont-ils accepter facilement les bateaux avec un pavillon étranger ? Faudra-t-il faire un test pour chaque nouvelle escale ? Risque-t-on d’être confinés à bord de Kerguelen ? … Et vu ce contexte, il nous paraissait impensable de larguer définitivement les amarres en 2020Il nous semblait plus raisonnable de naviguer en France pour la saison 2020 et de revenir passer l’hiver à Dunkerque.

Bilan 2020 - Navigation & escales

Après avoir décidé de ne pas traverser l’Atlantique fin 2020, nous avons réfléchi à un plan B. En 2019, nous avions parcouru les canaux des Pays-Bas en voilier, et nous souhaitions rester en France pour cette saison de navigation. Notre idée initiale pour 2020 était donc de partir mi-juillet afin d’explorer la Normandie puis la Bretagne avant de revenir à Dunkerque pour l’hiver en passant par les Îles Scilly. Mais, comme toujours, se déplacer à bord d’un voilier nécessite de s’adapter en fonction de la météo, des vents, et des restrictions frontalières.

Nous avons réellement débuté notre saison de navigation fin juillet, après quelques sorties à la journée faites devant Dunkerque. Nous avons mis le cap vers Boulogne-sur-Mer avec le frère de Jérémy et sa femme, puis nous avons traversé la Manche, direction Ramsgate. Les frontières avec le Royaume-Uni étant encore ouvertes en juillet, nous en avons profité pour leur faire découvrir le fish & chips récompensant cette traversée. Le retour sur Dunkerque fut d’ailleurs houleux, avec 35 nœuds au milieu de la Manche.

Jérémy, au milieu de la traversée de La Manche

En août 2020, les choses sérieuses commencent et nous larguons les amarres pour deux mois, direction la Normandie. Les conditions météo au départ de Dunkerque n’ont pas grand chose à voir avec ce qui était prévu, et les 15 nœuds annoncés se transforment en … 4 nœuds. A ce rythme-là, et comme on ne souhaite pas passer des heures au moteur, une étape s’impose à Calais. Le lendemain matin, Jérémy se coince deux doigts entre les coulisseaux de la grand-voile et le mât, et … ça n’est vraiment pas joli à voir. On vous passe les détails, mais avec un bout de doigt en moins, c’est un arrêt forcé à Boulogne-sur-Mer et les urgences auxquels nous aurons droit. Plus de peur que de mal, rien de cassé et le doigt se reconstituera de lui-même en quelques jours.

Nous faisons ensuite escale à Dieppe, Fécamp, puis Le Havre. Nous souhaitions ensuite nous diriger directement vers Port-en-Bessin, avec un départ prévu un matin à 3h. Nous nous levons donc de bonne heure mais la météo nous paraît un peu plus costaud que prévue. Le vent souffle à 20 nœuds, rafales à 25. Rien d’exceptionnel, mais nous sommes plutôt du genre à nous méfier quand le vent souffle plus fort que prévu. Nous larguons tout de même les amarres en sachant qu’un demi-tour est possible. Il fait nuit noire, nous sortons du port du Havre et, après que l’étrave de Kerguelen ait fait deux ou trois fois le sous-marin, nous décidons qu’il est plus sage de faire demi-tour. Il est donc 4h30 et nous voici de retour sous la couette, au chaud.

Kerguelen devant les falaises en Normandie

Après cette péripétie, nous nous mettons en route non pas vers Port-en-Bessin, mais vers Deauville en compagnie de nos nouveaux copains de voyage, Marc et Maryvonne qui naviguent sur leur Dufour 36.

Après cette agréable escale, la prochaine étape est – enfin – Port-en-Bessin. Mais pendant cette navigation, c’est le drame. Ceux qui nous suivent sur les réseaux sociaux connaissent déjà notre mésaventure. Nous reviendrons peut-être un jour plus longuement sur ce qu’il s’est passé, mais un chalutier nous a abordé et a failli découper Kerguelen en deux. Nous nous en sortons avec un portique plié et des égratignures sur la jupe arrière. Nous sommes choqués. Malgré tout, nous arrivons à temps pour la marée à Port-en-Bessin, ce fameux port qui ne compte que deux places visiteurs !

Nous continuons ensuite notre route vers Saint-Vaast-La-Hougue, puis Cherbourg afin d’avoir un timing parfait pour le Raz Blanchard. Nous faisons un court arrêt à Carteret, puis enfin Granville où nous restons près d’une semaine. Cette dernière étape marque la fin de notre descente en Normandie et il est temps de remonter sur Dunkerque car Jérémy doit être revenu pour début octobre afin de suivre une formation électricité marine et mécanique diesel. Nous profitons de la remontée pour faire quelques arrêts supplémentaires, comme Dielette, puis Cherbourg et Saint-Vaast-La-Houge à nouveau, et enfin Ouistreham, Fécamp et Dieppe.

Après avoir laissé la Normandie derrière nous, c’est toute l’équipe de la marina de Boulogne-sur-Mer qui nous accueillent pour de notre dernière étape avant de retourner au Bassin du Commerce de Dunkerque début octobre.

Au final, nous avons parcourus 800 milles, fait escale dans 14 ports différents, et passé 24 journées en mer au cours de la saison 2020 de navigation. De quoi se mettre en jambe avant le grand départ !

 

Quelques informations chiffrées

0
milles parcourus
0
ports visités
0
Journées en mer

Bilan 2020 - Travaux et améliorations à bord de Kerguelen

Si vous nous suivez depuis un moment, vous vous souvenez peut-être que nous avions une longue liste de choses à réaliser à bord de Kerguelen avant de prendre le large. Et pourtant, nous n’avons pas énormément progressé sur cette liste en 2020. Vu le confinement et les restrictions en place la première moitié de l’année, les professionnels et artisans avec lesquels nous souhaitions travailler ont du décaler leurs interventions. Ça, plus le fait que nous souhaitions quand même naviguer un peu cette saison, et on obtient une liste presque inchangée.

La réalisation la plus importante a été notre portique fait-maison sur lequel nous comptions installer nos futurs panneaux solaires. Nous avions passé près d’une semaine à le construire en novembre 2019 grâce à l’aide d’un de nos voisins de ponton. Il l’avait ensuite emmené dans son atelier afin de réaliser de belles soudures et de le stocker pour l’hiver avant notre retour à bord. Autant dire que nous étions très impatients de l’installer et de commander nos panneaux solaires en fonction de l’espace disponible sur ce support.

Malheureusement, la durée de vie de notre beau portique a été bien courte puisqu’un abordage par un chalutier devant Ouistreham aura eu raison de lui moins de deux mois après son installation. Cet accident a évidemment complètement chamboulé nos plans. Nous comptions rendre Kerguelen autonome en énergie avant l’hiver et être parés pour un départ dès le printemps 2021. Au final, nous avons passé beaucoup de temps à discuter avec les assurances, experts et fournisseurs afin de remplacer le portique. Au moment où nous rédigeons ce bilan, nous avons validé le devis de remplacement et la livraison aura lieu dans 8 semaines.

Puisque nous souhaitons maximiser l’occupation de l’espace disponible pour installer nos futurs panneaux solaires, nous avons mis leur commande en pause pour le moment. Il s’agit cependant du dernier élément manquant à l’upgrade du parc électrique de Kerguelen. Nous avons 4 nouvelles batteries de 100Ah gel plomb/carbone de 12V, un chargeur convertisseur 12V – 230V, un régulateur de charge MPPT, et un contrôleur de batterie qui attendent sagement d’être installés. Et ça sera chose faite dès le printemps, ou du moins dès que nous pourrons à nouveau faire les allers-retours Belgique/Dunkerque.

Pour le reste, nous avons surtout amélioré quelques points de confort et de sécurité à bord en 2020 :

  • Remplacement de notre ancre d’origine par une Rocna 20 kg
  • Mise en place de sous-matelas anti-humidité Akwamat dans notre cabine
  • Achat d’un four Omnia afin de nous régaler en quiches, gratins, et gâteaux en tout genre à bord
  • Confection d’une housse de protection anti-UV pour le cockpit
  • Confection d’une sacoche de rangement pour le cockpit

Bilan 2020 - Écologie, zéro déchet et bilan carbone

Si 2019 a été l’année du cheminement et de la remise en question pour une transition écologique réussie, 2020 a été l’année du changement et des nouvelles habitudes adoptées au quotidien. Les choses se sont fait naturellement, sans pression, en gardant à l’esprit que nous sommes loin d’être parfaits, et que nous faisons de notre mieux au moment T.

Dans la cuisine

Notre cheminement a commencé dans la cuisine. Si nous cuisinions déjà chaque repas à base d’ingrédients frais depuis notre emménagement à bord, nous mangions de la viande très régulièrement. Nous avons tous les deux été éduqués dans un environnement où l’assiette est structurée autour de cet élément considéré comme principal. S’il nous arrivait d’être en panne d’inspiration, notre conversation du soir pouvait ressembler à :

- Qu'est-ce qu'on mange ce soir ?
- Des steaks ?
- Ok, avec quoi ?
- Boarf... Je ne sais pas. On doit bien avoir des pâtes et des champignons quelque part.

Début 2020, nous avons décidé de tenter l’expérience « un mois sans viande » après avoir regardé The Game Changer sur Netflix. Même si nous avons bien conscience qu’il s’agit d’un discours prônant une position bien spécifique (un régime alimentaire végétalien en l’occurrence), certains éléments nous ont interpellés. Quoi de mieux donc que de tester par nous-mêmes pour nous faire notre propre opinion ? Moi qui étais une très grande amatrice de viande, je dois dire que je redoutais un peu ce mois… Mais ce fut une vraie révélation. Sincèrement, nous regrettons presque de ne pas avoir fait cette transition plus tôt. Si nous apprécions manger quelques plats carnivores lorsque nous sommes invités ou au restaurant, nous n’achetons aujourd’hui plus de viande ni de poisson pour notre alimentation quotidienne, et nous avons appris à repenser nos repas autour d’autres éléments principaux. Nous n’avons pas l’impression de nous priver et nous prenons vraiment plaisir à redécouvrir certains aliments.

Nos courses ont donc énormément évolué en 2020. Nous pouvons nous nourrir presque exclusivement grâce aux marchés locaux et magasins en vrac. Et lorsque nos arrivées et départs dans un port ne nous permettent pas d’aller au marché hebdomadaire, c’est au rayon fruits et légumes que nous passons la majorité de notre temps.

Nous avons également bannis de notre cuisine un certain nombre de déchets pour les remplacer par une alternative réutilisable. Nous n’avons plus acheté de Sopalin (ou essuie-tout) depuis plus d’un an, et utilisons exclusivement l’essuie-tout en tissu ainsi que les serviettes de table que j’ai cousus l’hiver dernier. Lorsque nous avons des restes de plat à conserver, nous les mettons dans des Tupperware ou nous utilisons des couvercles alimentaires en silicone. Alors oui, le silicone n’est pas biodégradable, mais cette solution nous paraissait plus appropriée que les bee wraps considérant les températures parfois très élevées que nous avons à bord.

Nous refusons les sachets en plastique ou en papier kraft lorsque nous achetons nos fruits, nos légumes, et notre pain. À la place, nous emmenons nos pochons en tissu et les commerçants sont généralement enthousiasmés par cette démarche. Nous achetons également certaines choses en vrac, et là encore nos pochons en tissu ou des petits contenants que nous amenons sont bien utiles : pâtes, riz, lentilles, épices, muesli, …

Mais nous avons encore des progrès à faire dans ce domaine. Car parfois, les tarifs en vigueur dans les magasins à vrac sont juste indécents. Et mine de rien, nous n’avons pas un budget illimité. Ou même, lorsque nous sommes fatigués, ou après une grosse journée de navigation, nous avons envie de manger un truc facile et rapide. Nous achetons donc certaines choses préparées (et donc sur-emballées) que nous pourrions en fait préparer nous-mêmes par facilité. Là encore, l’idée est de faire du mieux possible à notre niveau tout en acceptant le fait d’être imparfaits.

Dans la salle de bain

La réflexion a continué dans la salle de bain afin d’y limiter au maximum nos déchets. Nous avons commencé par des tests de déodorants maison plutôt convaincants, et cela nous a motivés à explorer d’autres produits cosmétiques naturels et zéro déchet. Depuis près d’un an maintenant, nous sommes donc passé aux savons, shampoings, et dentifrice solides, aux huiles végétales et à l’aloe vera pour remplacer les crèmes hydratantes et nourrissantes en tout genre, et autres alternatives de slow cosmétique. Cela nous permet d’avoir au final très peu d’emballage dans notre salle de bain et, ceux qui sont présents sont recyclables voire même réutilisables en l’état. Une jolie avancée.

Mais, comme toujours, le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas. J’ai donc remplacé les cotons démaquillants, les mouchoirs et les cotons-tiges par leur alternative lavable et réutilisable dès le début de l’année. Mi-2020, je suis passée à la cup menstruelle et j’ai pour projet de coudre quelques serviettes ou culottes de règle lavables pour les jours où nous naviguons car je suis loin de maîtriser la cup dans un bateau qui gîte alors que j’ai le mal de mer ! J’ai également dépassé mon bloquage psychologique en fin d’année et suis passée aux lingettes en tissu pour remplacer le papier toilette. Jérémy n’en est pas encore à ce stade, et n’y sera peut-être jamais, mais ça n’est pas grave. À nouveau, chacun son rythme sans pression ni jugement.

Gestes adoptés au quotidien

Cosmétiques solides et naturelles
Alternatives lavables (essuie-tout, MOUCHOIRS, lingettes, ...)
Presque plus de viande ou de poisson consommé
Sacs à vrac, pochons et contenants à chaque course
Papier aluminium, film fraîcheur et autres bannis
des produits frais et du fait maison dans l'assiette mais pas que !
Gourdes en inox remplies au robinet du port
Produits d'entretien simples et naturels

Bilan carbone

Dans le tout premier article du blog, nous annoncions notre projet et listions les raisons qui nous ont poussé à changer de vie. À l’époque, notre bilan carbone crevait le plafond : 20,12 tonnes de CO2 émis par notre couple, soit 10,06 tonnes par personne(*). C’était près de 6 fois ce que la Terre peut supporter par an et par personne pour stopper l’accroissement de l’effet de serre.

Aujourd’hui, notre vie quotidienne a drastiquement changé. Nous n’utilisons la voiture qu’une à deux fois par semaine lorsque nous sommes à Dunkerque ou au chaud pour l’hiver. Nous nous déplaçons à pied, à vélo ou en transports en commun lorsque nous faisons escale dans différents ports. Nous ne mangeons presque plus de viande ou de poisson. Nous réduisons considérablement nos déchets. Nous ne prenons plus l’avion.

En 2020, notre couple a émis 1,82 tonnes de CO2, soit 0,91 tonne par personne(*). C’est la moitié moins que ce que la Terre peut supporter par personne par an pour stopper l’accroissement de l’effet de serre. Et onze fois moins qu’il y a deux ans ! Même si les calculateurs en ligne ont leurs défauts, il s’agit d’une progression dont nous sommes très fiers !

(*) Source: goodplanet.org

Bilan 2020 - Blog et réseaux sociaux

Nous avons lancé le blog en novembre 2018. Il a donc maintenant un peu plus de deux ans et, tel un nourrisson, il a énormément évolué au cours de sa deuxième année. En 2020, nous avons publié 25 articles sur des thèmes très différents à l’image de notre quotidien : des guides pour découvrir une destination, des comparatifs et conseils techniques pour s’équiper au mieux, des recettes de cuisine, des tutos DIY pas à pas, des réflexions et billets d’humeur, des fiches de port regroupant tous les conseils utiles pour une escale réussie, …

Un joli melting pot qui semble vous plaire puisque vous avez été 80.000 visiteurs uniques avec 130.000 pages vues en 2020, soit une progression de 325% par rapport à 2019. Ces chiffres nous paraissent fous et nous donnent évidemment envie de partager encore plus de choses avec vous. Et rassurez-vous, nous avons du contenu en stock ! De nombreux articles sur les escales faites en 2019 et 2020 mais aussi de nouveaux dossiers techniques et tutos DIY sont d’ailleurs déjà en brouillon…

Quelques informations chiffrées

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visiteurs
+ 0 %
par rapport à 2019
0
pages vues

Fin 2020, nous nous sommes également lancés deux défis de taille. Le premier a été de lancer notre boutique en ligne sur laquelle se trouvent mes créations artisanales ainsi que les tirages photo de Jérémy. De quoi offrir un cadeau ou se faire plaisir grâce à du « made onboard Kerguelen » . Depuis son lancement, vous avez d’ailleurs été nombreux à passer commande et autant vous dire ça provoque toujours une petite danse de la joie chez nous. Donc merci de nous faire danser ! Vos retours à la réception de vos commandes ou même quelques semaines plus tard sont hyper positifs et nous motivent à créer encore plus ! Quelques nouveautés sont d’ailleurs en préparation et arriveront dans les prochaines semaines dans la boutique…

Le second défi était d’amorcer la traduction du blog en anglais. Nous y avons travaillé tout le mois de novembre et nous avons maintenant toute la structure du site (l’accueil, les pages fixes, les modèles utilisés, …) ainsi que 4 articles qui sont en ligne. C’est un travail de fond et de longue haleine mais nous sommes motivés à continuer cet effort dans les mois à venir !

Comme vous le devinez peut-être, nous mettons beaucoup d’énergie et passons une majorité de notre temps à travailler sur le blog. C’est l’endroit que nous maîtrisons de A à Z et que nous pouvons véritablement construire à notre image, avec le contenu qui nous correspond. Le contenu visible sur les réseaux sociaux est quant à lui soumis à un ou des algorithmes sur lesquels nous n’avons aucun contrôle et qui changent très régulièrement.

Nous avons donc décidé d’y être présents sans pour autant subir la pression du « il faut publier tous les deux jours sinon ma communauté ne grandira pas ». Cette approche nous correspond plus, et rend les interactions avec vous au travers des réseaux sociaux plus authentiques. Et finalement, ça nous réussit plutôt bien ! Sur notre page Facebook, vous êtes plus de 2.000 à nous suivre, soit plus du double par rapport à 2019, et toutes nos publications ont un taux d’interaction situé entre 7% et 36%. Sur notre page Instagram, vous êtes également deux fois plus nombreux que l’année précédente et vous êtes hyper friands de nos stories. Autant vous dire que tout ça nous motive énormément !

Mais la chose qui nous laisse littéralement sans voix, c’est le succès de notre compte Pinterest. Chaque mois, nous comptons plus de 100.000 vues sur nos épingles, avec une pointe record à 155.000 en décembre dernier !

Vous l’aurez compris : partager cette aventure avec vous grâce au blog mais aussi aux réseaux sociaux nous tient vraiment à coeur. Et vous avez été tellement nombreux à nous rejoindre en 2020 que nous avons du mal à y croire ! Entre les messages de soutien quasi quotidiens et les emails que vous nous envoyez, les commentaires sur le blog, nos interactions sur les réseaux sociaux, … Nous sommes étonnés et remplis de gratitude un peu plus chaque jour.

Projets 2021

Faire le bilan de l’année qui vient de s’écouler est important, mais ça permet surtout de poser les fondations pour les projets à venir. Vu le contexte actuel, l’année 2021 est pleine d’incertitudes et il va évidemment falloir s’adapter en cours de route. Les premiers mois de l’année sont d’ailleurs un bon exemple puisque nous comptions faire des allers-retours réguliers entre la Belgique, où nous passons l’hiver, et Dunkerque, où Kerguelen est sorti de l’eau, afin de travailler sous la coque et finir la préparation du voilier. À la place, les frontières franco-belges sont plus ou moins fermées puisque seuls certains déplacements spécifiques sont autorisés, et « aller à bord de notre voilier » n’en fait pas partieLa préparation que nous comptions étaler sur plusieurs mois devra donc se faire sur un laps de temps plus court lorsqu’il sera à nouveau possible de circuler normalement.

Une fois Kerguelen prêt et remis à l’eau, nous quitterons Dunkerque pour de bon. Cette année, nous n’y avons plus de place de port et sommes officiellement SPF, sans port fixe. Et les plans que nous pensions réaliser en 2019 prendront enfin vie ! À partir de juillet, nous naviguerons le long des côtes françaises, espagnoles et portugaises et nous nous arrêterons au fil de nos envies et de la météo. L’idée est de prendre le temps, de voyager lentement, d’écouter nos envies du moment, et d’adapter notre programme selon les rencontres et coups de cœur.

Il sera ensuite temps de faire cap vers les Canaries avant d’atteindre le Cap Vert en octobre/novembre. Après avoir profité de ces îles, nous nous lancerons dans le plus gros défi qu’on ait eu à relever jusqu’à présent : la traversée de l’Atlantique à deux et à bord de notre voilier de 34 pieds !

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Nous sommes Gaëlle et Jérémy, un couple de trentenaires et nous avons tout quitté pour vivre à temps plein sur notre voilier Kerguelen.

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